Changements climatiques : Agriculture, alimentation, climat

Quels enjeux sociaux et environnementaux ?  Intensification des modes de production, augmentation de la demande alimentaire, recours aux intrants chimiques : la pression sur notre environnement et nos ressources ne cesse de s’amplifier. Notre alimentation contribue aux changements climatiques en émettant autant des Continuer la lecture Changements climatiques : Agriculture, alimentation, climat

Conférence : “Changements climatiques : notre santé sous influence”

Il y a quelques années, l’OMS appelait  – déjà ! –  à intervenir de manière urgente pour protéger la santé face aux changements climatiques. Tous les rapports du GIEC confirment qu’il existe des preuves écrasantes que l’activité humaine agit sur le climat Continuer la lecture Conférence : “Changements climatiques : notre santé sous influence”

Agriculture, alimentation, changements climatiques : essayons d’y voir clair !

Agriculture, alimentation, changements climatiques : essayons d’y voir clair ! Conférence-débat à Alternatiba Poitiers Cyclones, inondations, sécheresses, pluies diluviennes … difficile de nier que les Humains et la nature sont de plus en plus confrontés à des évènements climatiques forts. S’agirait-il seulement de « caprices Continuer la lecture Agriculture, alimentation, changements climatiques : essayons d’y voir clair ! Continuer la lecture Agriculture, alimentation, changements climatiques : essayons d’y voir clair !

De la planète à mon assiette

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Quoi de plus sympathique, de plus convivial, qu’un repas en famille ou entre amis ? Mais soulevons le couvercle. Ou les ailes du poulet.
Qu’y a-t-il dans – ou sous- l’assiette ?
Oui, qu’y a-t-il derrière le potage ? Ou en amont des cuisses du volatile ? L’alimentation est l’un des facteurs clés du changement climatique.
La manière dont nous produisons notre nourriture et les étapes traversées avant d’arriver sur notre table sont responsables de près de la moitié de toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine. Les engrais chimiques, l’équipement lourd et les autres technologies agricoles dépendant du pétrole y contribuent largement. Mais l’impact de l’industrie alimentaire dans son ensemble est encore plus important : elle détruit les forêts et les savanes pour produire de l’alimentation animale, elle génère des déchets dangereux pour le climat à travers des excès d’emballage, de transformation, de réfrigération et de transport de la nourriture sur de longues distances, laissant malgré tout des millions d’affamés au passage.

Depuis 50 ans, que de changements !
En effet, que de changements dans notre façon de nous alimenter. Nos parents et leurs parents avant eux, ne consommaient pas comme nous. Leur alimentation était davantage dépendante des saisons. De plus, certaines générations avaient connu des pénuries : il leur était impossible de gâcher de la nourriture.
Aujourd’hui, la nourriture est moins chère et la publicité ainsi que les offres promotionnelles, partout autour de nous, encouragent sans cesse à acheter en trop grosse quantité et nous n’arrivons pas à tout consommer.
Peu importe d’où vient la nourriture vendue : ce qui importe, c’est qu’elle soit à vendre !

Même les poubelles sont impliquées
Jeter de la nourriture ne semble plus « tabou ».
Dans les champs, les usines, les maisons, au restaurant : il y a en permanence d’énormes pertes et gaspillages de nourriture.
Cette vaste poubelle qui déborde devient une ombre préoccupante sur le modèle de développement qui a régi ces 5 dernières décennies l’économie des pays occidentaux. Un modèle économique qui, aujourd’hui – nous le savons avec certitude – apparaît totalement insoutenable.
La production alimentaire perdue et gaspillée contribuerait à 3,3 milliards de tonnes de CO2 équivalent gaz à effet de serre rejetés chaque année dans l’atmosphère.
Le coût environnemental total du gaspillage alimentaire annuel mondial est évalué par la FAO à 700 mille milliards de dollars.

Manger … avec modération ?
Peut-on encore accepter une économie qui ne compte que ce qui se compte, basée sur une augmentation continue de la consommation, sans prendre en compte le fait que les ressources naturelles sont limitées et que notre planète possède des frontières physiques, limites infranchissables à la croissance ? Une économie qui n’a jamais vu dans le gaspillage des ressources, en particulier celles alimentaires, un facteur négatif, et qui l’a même toléré, en le considérant comme un sous-produit inéluctable de son modèle de production. Toléré, voire stimulé.

De la planète à mon assiette, il doit être possible de manger sain, avec équité, en respectant la planète, les Humains qui s’y trouvent, celles et ceux qui nous suivront.
Voila un enjeu passionnant pour les années futures.