Nano ? Nano ? Mais de quoi parle-t-on ?

 

Nano ? Nano ? Mais de quoi parle-t-on ?

Régulièrement, l’actualité met sur le devant de la scène (devant … mas pas trop !!) les nanotechnologies, au travers de nouveaux produits, ou de telle technique censée, la plupart du temps, apporter le bonheur de l’humanité.
De quoi s’agit-il exactement ?

Des produits tout petits ….

Le préfixe nano renvoie à une unité qui signifie « milliardième ». Ainsi un nanomètre mesure un milliardième de mètre (ou encore un millionième de millimètre). Un nanolitre vaut un milliardième de litre, etc. Ce que l’on note, en écriture scientifique, 10-9.
Prenez un cheveu – ou ceux qu’il vous reste ! – coupez-le (dans le sens de l’épaisseur, bien sûr !), non pas en 4, mais en 50 ou 60 mille, et vous aurez un nanomètre.
Pour bien se rendre compte, il y a autant de différences entre une nanoparticule et une orange qu’entre une orange et la Terre.

… aux propriétés surprenantes …

Ces particules si petites donnent aux matériaux auxquels elles sont incorporées des propriétés physiques, chimiques ou biologiques hors du commun (robustesse, élasticité, adhérence, conductivité, réactivité…), qui intéressent toute une palette de secteurs industriels.
Ce changement d’échelle n’est pas anodin : le même matériau, à échelle nanométrique et macroscopique, présente des propriétés et des comportements différents.
Friable dans une mine de crayon, le carbone devient plus résistant que l’acier quand il est sous forme de nanotubes. L’or, sous forme “nano”, devient rouge. Divisés en un très grand nombre de particules, les nanomatériaux vont présenter une superficie réactionnelle très importante

… qui envahissent notre quotidien.

On retrouve ces nanomatériaux dans les dentifrices,  crèmes solaires, sucre en poudre et le sel de table, ou encore dans les  textiles, le ciment, des emballages.
Mais aussi dans des pneus, carburants, batteries, produits électroménagers, panneaux solaires, peintures, isolants, et même équipements médicaux… Bref, partout ou presque.
N’oublions pas les militaires, qui depuis longtemps se « passionnent » pour leur étude …

… avec des risques mal connus !

Du fait de leur très petite taille, ces nanoparticules, on l’a vu, sont très réactives. Par contact, inhalation ou ingestion, elles peuvent pénétrer dans l’organisme, sous la peau et dans les poumons. Puis de là franchir des barrières protégeant les alvéoles pulmonaires des vaisseaux sanguins, le cerveau des agents pathogènes du sang. Ou encore la barrière qui sépare le placenta les circulations sanguines de la mère et du fœtus.
Quant aux profits espérés par les industriels, ils sont tout simplement inversement proportionnels à la taille des objets manipulés !